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23/10/2017 12:05
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MME CISSÉ MINT CHEIKH OULD SOlDÉ, DIRECTRICE DU TOURISME :«Le tourisme est une ressource qui ne s'épuise pas»  

Le ministère de l'Artisanat et du Tourisme vient d'élaborer une stratégie de développement du secteur du tourisme qui a été validée le 13 novembre 2007. Cette stratégie vise à attirer 100.000 touristes par le biais de la diversification des produits et des marchés, car le produit «désert» monopolisait, à lui seul, le secteur pour une (seule) clientèle à 90 % française. ((Pour atteindre l'objectif souhaité, la Mauritanie va renforcer ses capacités dans ce domaine et relever les contraintes auxquelles il fait face. Il s'agit, entre autres, de renforcer les capacités en matière de formation aussi bien au niveau du secteur public que privé. C'est dans cette perspective que nous envisageons d'ouvrir une école d'hôtellerie et d'inclure des programmes de for­mation dans les centres de formation professionnelle». Ce sont là quelques idées fortes qui ressortent d'une interview que la Directrice du Tourisme, Mme Cissé Mint Cheikh Ould Boidé vient d'accorder au journal Horizons. Ci après cette interview avec Mme la directrice qui soutient que (de tourisme est une ressource qui ne s'épuise pas».
HORIZONS: Mme la Directrice, quelles sont aujourd'hui les grandes avancées réalisées dans le domaine du tourisme en Mauritanie?
Cissé Mint Cheikh Ould Boidé: Je vous remercie de m'avoir donné la parole à travers cette interview. Je voudrais préciser que le minis­tère de l'Artisanat et du Tourisme a élaboré une stratégie de dévelop­pement du secteur du tourisme va­lidée le 13 novembre 2007. Celle-ci vise à attirer 100.000 touristes par la diversification des produits et des marchés, car seul le produit «dé­sert» monopolisait le secteur pour une (seule) clientèle à 90 % fran­çaise. En plus, le développement du secteur est soutenu par un dispositif institutionnel élaboré conformément aux objectifs du gouvernement. Il s'agit ainsi de mettre à contribution la majorité des Mauritaniens surtout que le tourisme demeure un facteur d'unité nationale. Et si réellement, nous voulons développer une acti­vité touristique durable, il faut né­cessairement valoriser le patrimoine environnemental e~ socioculturel du pays. C'est là qu'il faut intégrer le maximum de femmes et de jeunes en vue de lutter contre la pauvreté, car là où le tourisme avance, la pau­vreté recule. C'est donc une activité qui permet de lutter contre la pau­vreté et de créer des activités géné­ratrices de revenu.
Par ailleurs, nous sommes en train de faire l'extension des produits «désert» vers d'autres zones, à tra­vers l'ouverture de l'aéroport de .
Néma (wilaya du Hodh Charghi) et la prochaine ouverture de l'aéroport de Tidjikja (wilaya du Tagant). Au niveau de Nouadhibou, nous comp­tons diversifier aussi les activités liées au littoral telles que la pêche sportive. Dans les zones fluviales, nous nous attelons au développe­ment du tourisme culturel, balnéaire et d'aventure ainsi que l'écotou­risme dans les sites du Parc Natio­nal du Banc d'Arguin (PNBA) et du Parc National du Diawling (PND). Pour ce qui est des marchés, nous projetons attirer, en plus de notre clientèle française que nous voulons fidéliser, nos voisins des lies Cana­ries pour les intéresser à un produit qu'on envisage développer appelé «le week-end du désert» à partir de la villë de Nouadhibou. Aussi, nous voulons attirer à partir de l'Espagne, les touristes de nationalité espagno­le ainsi que les touristes étrangers se trouvant déjà en Espagne. Nous projetons développer un tourisme sous régional et régional notamment avec le Sénégal, le Mali, le Maroc et la Tunisie. Et, notre ministre de l'Artisanat et du Tourisme a déjà eu des entre<tiens avec ses homologues de ces pays. Il est important de sou­ligner qu'il existe déjà des voies de communication routières et des li­gnes aériennes ouvertes entre nous et ces pays.
Dès maintenant, la Mauritanie est  déterminée à attirer la part de mar­ché qui lui revient dans le domaine touristique.
 
HORIZONS: Comment va-t-elle s y prendre a/ors?
Cissé Mint Cheikh Ould Boidé: Pour ce faire, notre pays va renfor­cer ses capacités dans le domaine et relever les contraintes auxquelles il fait face. Il s'agit, entre autres, de renforcer les capacités en matière de formation aussi bien au niveau du secteur public que privé. C'est dans cette perspective que nous envisa­geons d'ouvrir une école d'hôtelle­rie et d'inc1ure des programmes de formation dans les centres de forma­tions professionnelle. Des accords ont été établis, dans ce sens, entre le ministre de l'Artisanat et du Touris­me et son homologue de l'Emploi et de l'Insertion qui met à notre dispo­sition les centres de formation pro­fessionnelle dans toutes les wilayas. Nous avons, dans notre programme, une formation des formateurs qui, par la suite, prendront en charge ces formations. Aussi, nous avons un ambitieux programme de sensibili­sation à mener notamment dans nos wilayas du Sud-Est au sein desquel­les il faut développer la culture du tourisme. Ce programme de sensi­bilisation est un engagement qui a été pris par le ministre de l' Artisa­nat et du Tourisme lors de sa visite, à Néma au mois d'Octobre, pour prendre connaissance de l'ébut de l'aéroport de la ville, puisque nous envisageons, en février.. accueillir ici des vols charters avec l'aide de la Société mauritanienne des services du tourisme (SOMASERT). Nous accorderons un intérêt particulier à la sensibilisation de toute autorité en contact avec les touristes mais aussi la sensibilisation des écoliers dans les différentes structures sco­laires. Parallèlement, nous voulons travailler davantage pour faire en­tendre la voix du tourisme auprès de tous nos partenaires. Je vous con­firme réellement, à cette occasion, qu'avec la création du ministère de l' Artisanat et du Tourisme, l'Etat a bien affirmé sa volonté de dévelop­per ce secteur et de lui accorder le rang de priorité qu'il mérite. Il lui a accordé également les ressources nécessaires à son développement. C'est dire qu'au niveau de la Direc­tion du Tourisme, nous avons déjà entamé des actions visant à rehaus­ser le niveau du secteur. Nous tenons à faire davantage la promotion de la Mauritanie, en tant que destination touristique, par le biais de l'Office National du Tourisme (ONT) et à renforcer son image à l'étranger pour plus de représentativité, plus de salons, plus de présence, plus de conférences de presse internatio­nales pour sa valorisation. En plus, nous travaillons beaucoup actuel­lement sur la concertation entre le secteur public et le secteur privé avec pour objectif commun de dé­velopper ce secteur. C'est ainsi que nous saluons fortement la volonté du secteur privé de nous accompa­gner, surtout qu'il créé, au niveau du Patronat, une fédération spéciale pour le tourisme. Ainsi, nous som­mes sur un gros chantier pour ac­compagner tous ces objectifs. Nous venons, au cours de l'année 2007, de finaliser la réglementation devant régir le secteur ainsi que tous les dé­crets et arrêtés devant compléter la loi' sur le secteur du tourisme. Nous veillerons à leur adoption en 2008 pour pouvoir accompagner l'aspect institutionnel du secteur. Nous tra­vaillons aussi sur la mise en place d'une base de données pour connaî­tre les produits des opérateurs pour aboutir ensemble à un développe­ment global, puisque nous voulons avoir un diagnostic sur l'existant. C'est ainsi q\1e des missions de con­trôle ont été lancées à Nouakchott et se poursuivent à Nouadhibou. Ces missions se rendront, dans un délai très proche, dans la wilaya de l'Adrar. Elles couvriront, au début de l'année 2008, l'ensemble du ter­ritoire national.
Le tourisme étant un secteur plu­ridisciplinaire, nous travaillons avec les départements concernés tout en .respectant l'équité, au rang de priorité afin de trouver les intercon­nexions nécessaires pour arriver aux objectifs notamment en matière de besoins en infrastructures aériennes, terrestres et l'encouragement à l'in­vestissement. . .
HORIZONS: Quels chiffres et quel impact du secteur?
Cissé Mint Cheikh Ould Boidé: Le nombre de touristes dont nous disposons, aujourd'hui, tourne aux environs de 48.700 et l'apport du tourisme est chifITé à 8 milliards d'Ouguiyas pour l'année 2006­2007. Je précise ici que ce tourisme inclut seulement le tourisme organi­sé ainsi que 30.000 touristes du tou­risme d'affaires mais ne comporte pas la partie tourisme intérieur qui La communication est effectivement importante à plus d'un titre. C'est la base du développement de toute ac­tivité. Il est très utile, dans ce sens, d'informer et de sensibiliser sur le pays, ses produits, son environne­ment, ses ressources, ses potentiali­tés (...) pour attirer le maximum de touristes. Heureusement, notre pays a une réputation de terre de paix et jouit de la stabilité politique mais on a besoin de communiquer davan­tage pour le valoriser et le faire con­naître afin qu'il attire le maximum de touristes. La communication est essentiellement du ressort de l'ONT ainsi que des opérateurs du secteur pour faire connaître leurs produits et les ressources du pays. Nous, de notre côté, en tant qu'administra­tion, nous verrons dans le cadre de l'aménagement ce qu'il y a lieu de faire en recensant les acquis et po­tentialités afin de communiquer da­vantage.
HORIZONS: Quel mot adressez­ vous aux opérateurs du secteur?
Cissé Mint Cheikh Ould Boidé: Je profite ainsi de cette opportunité pour adresser un mot de sympathie et d'encouragement aux premiers opérateurs qui se sont investis dans ce secteur et qui ont affronté d'énor­mes difficultés pour faire avancer les activités touristiques. J'invite les hommes, les jeunes et les fem­mes à s'investir dans ce secteur qui a des répercussions directes et positives sur leurs conditions de vie. Je leur dirai que le tourisme est une ressource qui se crée, se déve­loppe, demeure et ne s'épuise pas parce qu'elle s'inscrit dans la durée. J'adresse aussi un appel à toutes les initiatives pour nous accompagner en vulgarisant cette activité par la teinture, l'artisanat, le patrimoine, Propos recueillis par:
Baba Dianra TRAORE dianfatraor@yahoofr

 
Source: AMI/PMD  

 
   

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